REVUE DE PRESSE 25 JUILLET 2009

Fraternité Matin: Présidentielle du 29 novembre : LES RÉSERVES DE CHOI • Pour le représentant spécial du Sg de l’Onu, “quatre questions critiques relatives aux objectifs de réunification devraient être résolues avant les élections”….. Jean-Pierre Lacroix, représentant permanent adjoint de la France à l’Onu : “Nous sommes attachés au succès de la sortie de crise en Côte d’Ivoire Jean-Pierre Lacroix (Représentant permanent adjoint de la France à l’Onu)Le représentant permanent de la Côte d’Ivoire à l’Onu, Alcide Djédjé, avait dénoncé le 23 juillet, devant le Conseil de sécurité, les commentaires et autres prises de position contradictoires des autorités françaises sur le processus de paix ivoirien. La réponse de Paris ne s’est pas fait attendre. «Nous sommes attachés au succès de la sortie de crise en Cote d’Ivoire, qui est un pays proche, et auquel nous sommes très étroitement liés», a souligné Jean-Pierre Lacroix, représentant permanent adjoint de la France à l’Onu qui s’est dit “surpris” après la sortie de son homologue ivoirien. «Nous ne comprenons pas le sens des propos tenus par le Représentant permanent de la Cote d’Ivoire, qui peuvent être interprétés comme si la France prenait de la distance avec les objectifs du Conseil de sécurité et le soutien au processus de sortie de crise», a dit le représentant de la France. Il a insisté que la France continuait, sur le terrain, à travers des moyens financiers et militaires, à faire preuve d’un appui considérable à l’action collective internationale. «C’est pourquoi, afin de lever toute ambiguïté», a-t-il indiqué, «nous tenons à réaffirmer toute la volonté de la France en faveur de la sortie de la crise en Cote d’Ivoire», lit-on sur le site de l’Onu. Alcide Djédjé avait recommandé à la France, qui est un pays ami et partenaire à tous égards, de faire preuve de retenue en raison de ses responsabilités et pour ne pas nuire à la bonne marche du processus depuis la signature de l’Accord politique de Ouagadougou le 4 mars 2007. «Tous ces efforts fournis par les Autorités ivoiriennes devraient inciter à un regain d’optimisme quant à la tenue effective du premier tour de l’élection présidentielle,  le 29 novembre 2009. Malheureusement, c’est dans cette phase de dénouement que surgissent certaines attaques contre le processus de paix et les Institutions ivoiriennes. Ma délégation veut faire allusion à des déclarations récentes de personnalités françaises qui ont eu des propos injustes et injustifiés à l’égard des Autorités ivoiriennes et du processus en cours.Ma délégation ne se serait pas attardée sur ces propos s’ils n’émanaient pas d’une Puissance qui jouit d’un statut spécial dans le règlement de la crise en Côte d’Ivoire», a déclaré Alcide Djédjé. Avant d’énumérer quelques domaines d’activités pour situer l’assemblée sur le degré d’implication de Paris dans le dossier ivoirien. «L’on ne saurait, en effet,  feindre d’ignorer que la France a des troupes présentes en Côte d’Ivoire en appui aux casques bleus; la France est membre permanent du Conseil de sécurité; la France a l’initiative des projets de résolution sur la Côte d’Ivoire ; la France n’est donc pas n’importe qui dans le processus de paix en Côte d’Ivoire. Cette lourde responsabilité, de même que l’influence et les conséquences que peuvent avoir en Côte d’Ivoire les attitudes et les commentaires de la France,  doit l’amener à un sens de la mesure et de la responsabilité.

 

Fraternité Matin : Présidentielle du 29 novembre-Cs : Inquiet, Choi recommande “de développer de nouvelles options”…… Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en Côte d’Ivoire a présenté la situation du pays le 23 juillet devant le Conseil de sécurité.
Le 21è rapport du Secrétaire général sur l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (S/2009/344), en application de la résolution 1865 (2009), a été rendu public le 7 juillet. Le 23 du même mois, il a été au centre des échanges entre les membres du Conseil de sécurité après l’intervention du Représentant spécial de Ban Ki-moon en Côte d’Ivoire, le diplomate sud-coréen Young- Jin Choi et du Représentant permanent du gouvernement ivoirien à l’Onu, Alcide Djédjé. Selon le point des débats qui a été présenté par le bureau de l’information de l’Onu, Young J. Choi a confirmé les appréhensions qu’il avait déjà exprimées à Abidjan vis-à-vis de la Commission électorale indépendante (Cei) avant de s’envoler pour New York la semaine dernière. Et qui avaient trait aux difficultés techniques pour qui pourraient provoquer, si l’on n’y prend garde, un glissement de calendrier avec pour conséquence le non-respect de la date du 29 novembre fixée pour l’organisation du premier tour de l’élection présidentielle. Aussi, a-t-il recommandé au Conseil de sécurité de réfléchir à des solutions de rechange pour parer à toute éventualité. «M. Choi s’est inquiété que l’organe chargé de la gestion du processus électoral semble avoir des difficultés à assumer cette tâche et celle de l’organisation du scrutin. Il a, à cet égard, rappelé que le processus d’identification des électeurs, pour ne prendre que cet exemple, a duré neuf mois de septembre 2008 à juin 2009 au lieu de six semaines prévues. Etant donné ces signes d’inquiétudes qui surgissent au milieu de solides progrès observés ailleurs, il est clair, au vu des évolutions qui seront constatées en septembre, qu’il faudra développer de nouvelles options dans le cadre de la prochaine réunion du Conseil de sécurité sur la Côte d’Ivoire, prévue au mois d’octobre. Ceci devra être fait dans le souci de trouver les moyens de réconcilier les contradictions auxquelles font face le processus électoral et celui de réconciliation en Côte d’Ivoire», indique-t-on sur le site onusien, même si il y est précisé, comme c’est le cas pour tous les textes traduits de l’anglais au français, qu’il s’agit d’un «document non officiel». Tout en soutenant que le second semestre de la présente année sera décisif pour le processus de paix, qui devrait être irréversible, tant au niveau de la préparation des élections que de la réunification du pays, il a évoqué les domaines susceptibles de constituer des obstacles. Le chef de la mission de l’Onu «s’est inquiété de difficultés potentielles qui pourraient naître de la non-résolution de certains obstacles qui se posent concernant la matrice politique-sécurité-finance de l’Accord de Ouagadougou, du fait de sa complexité. Il a rappelé que quatre questions critiques relatives aux objectifs de réunification devaient être résolues avant les élections, à savoir: le transfert de l’autorité des Commandants de zones aux Préfets; la centralisation de la Trésorerie; l’identification et la description des profils des éléments FN afin de les mettre dans la catégorie des ex-combattants ou les intégrer dans l’armée, la police ou la gendarmerie; et enfin assurer leur réintégration et leur rémunération», précise la note. Pour autant, il n’ignore pas les efforts accomplis grâce à l’engagement de toutes les parties ivoiriennes et l’ensemble du peuple ivoirien avec le soutien de la communauté internationale. En particulier dans le domaine de l’identification de la population et du recensement électoral ayant abouti à l’enrôlement de plus de 6,5 millions de personnes. «Il a précisé que des avancées historiques avaient été obtenues sans le moindre incident. Il a estimé que ces réalisations témoignaient de la maturité de la culture politique et de l’esprit de compromis et de non-violence de la population ivoirienne, ainsi que de la contribution critique de l’Accord politique de Ouagadougou à la sortie de crise». Avant de rappeler à l’attention des Ivoiriens le prochain défi majeur qu’ils devront désormais relever. «Etant donné que les protagonistes ivoiriens ont pris en main le processus, a ajouté M. Choi, il leur incombe maintenant de prendre en compte l’engagement qui a été pris de tenir l’élection présidentielle à la date du 29 novembre 2009 et de mettre en œuvre les dispositions de l’Accord de Ouagadougou relatives à la réunification.» Dans sa dernière déclaration sur la Côte d’Ivoire, le SG de l’Onu, Ban Ki-moon avait exhorté les acteurs politiques ivoiriens à faire en sorte que la date de la présidentielle soit respectée après que celles de 2005 et 2008 n’ont pas été tenues. Et puisque les élections n’ont pas encore eu lieu, il a demandé que le mandat de l’Onuci et de Licorne soit prorogé de 6 mois. «Je recommande donc que le mandat de l’Onuci soit prorogé de six mois, jusqu’au 31 janvier 2010», déclare le Secrétaire général dans le21e rapport. Le 22 juillet, la Commission électorale indépendante présidée par M. Robert Beugré Mambé a rendu public le chronogramme des opérations électorales depuis la phase de reconstitution des registres d’état civil à la proclamation des résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle. La phase de traitement des données a débuté lundi dernier et a été lancée officiellement le lendemain, à Grand-Bassam. Elle doit aboutir, après la gestion des contentieux, à la confection de la liste électorale provisoire à la fin août. A ce propos, le SG de l’Onu souhaite que le climat de paix soit préservé jusqu’à la fin, quelles que soient les circonstances. «J’espère que tout conflit susceptible de naître avant les élections, notamment au sujet de la liste provisoire des électeurs, sera réglé dans l’esprit de dialogue qui a caractérisé les accords de Ouagadougou.» Ban Ki-moon veut prendre au mot la Cei et les protagonistes ivoiriens. «À cet égard, je me félicite des assurances que toutes les parties ont données au Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, M. Alain Le Roy, lors de sa récente visite en Côte d’Ivoire, selon lesquelles le premier tour de l’élection présidentielle devait avoir lieu le 29 novembre, et je prends note aussi que toutes les parties lui ont indiqué que les élections pourraient aussi avoir lieu, même si les tâches restantes à accomplir aux fins de la réunification ne sont pas pleinement exécutées», a indiqué M. Ban Ki-moon au Conseil de sécurité.
Comme d’habitude, l’Onu a réaffirmé son engagement à accompagner la Côte d’Ivoire, en l’appuyant à tous les niveaux, notamment au plan sécuritaire.

 

L’Inter : Présidentielle 2009 : Faut-il se fier aux sondages de SOFRES ?. La crédibilité de la structure française……La Société française d’études par sondages (SOFRES) vient de rendre publique une étude sur les élections en Côte d’Ivoire qui suscite beaucoup de commentaires ces temps-ci. A quelques mois du premier tour du scrutin présidentiel, les principaux adversaires du chef de l’Etat sortant et candidat à sa succession, Laurent Gbagbo ont dû prendre une douche froide avec les résultats de l’enquête réalisée, donnant favori le tenant actuel du pouvoir. Depuis la publication desdits résultats, d’abord par le magazine hebdomadaire français ‘’Le Point’’ jusqu’à la reprise par quasiment l’ensemble des médias ivoiriens, une question trotte sur plusieurs lèvres. Quelle est la crédibilité de l’étude réalisée ? Faut-il se fier aux résultats de cette étude ? La réponse à ces interrogations réside d’abord dans la crédibilité qu’il y a lieu d’accorder à la SOFRES, structure qui a réalisé l’enquête. Si l’on se réfère à ce que représente la SOFRES en France et dans le monde, aucunement, l’on ne peut douter de ses travaux. Leader français des études marketing et d’opinion, SOFRES est un démembrement de Taylor Nelson SOFRES (TNS). Groupe d’étude et de sondage mondialement connu qui constitue une référence en sciences sociales dans les milieux universitaires. Avec une telle réputation, a priori, les responsables de SOFRES n’ont aucun intérêt à entacher leur image dans de petits pays comme la Côte d’Ivoire et surtout pour des questions électorales auxquelles ils sont habitués. SOFRES peut-il se permettre de tripatouiller les chiffres pour le président Gbagbo ? Combien gagne-t-elle à faire un tel travail au prix de toute la réputation qu’elle s’est bâtie dans le monde ? Il est vrai, SOFRES est un organe autonome et libre des régimes en France. Mais, l’on imagine difficilement, et dans le climat délétère actuel entre Paris et Abidjan qu’une telle structure françaises puisse manœuvrer pour donner un coup de pouce à l’actuel chef d’Etat ivoirien. Celui dont tous les observateurs attentifs de la situation en Côte d’Ivoire s’accordent sur les relations tumultueuses et de rupture avec l’ancienne tutelle. Au demeurant, l’opinion ivoirienne ne serait pas surprise qu’un sondage venant de l’actuelle métropole donne favori un leader de l’opposition. D’où, des indices de crédibilité quant au travail effectué par les enquêteurs de SOFRES. Une société qui ne pourrait s’amuser à se mettre à la solde d’un chef d’Etat pour entacher son image qu’elle continue à renforcer au fil des résultats de ses travaux. Toutefois, l’on ne peut omettre quelques réserves importantes que suscitent les pronostics publiés relativement aux trois principaux candidats des prochaines élections en Côte d’Ivoire. D’abord, à quel moment s’est fait le sondage dont le résultat a été publié ? Avant ou après les opérations d’enrôlement des électeurs ? Cette interrogation est d’autant plus importante que des enrôlements qui ont été effectués dépendra l’issue des prochaines élections. Le camp et le candidat qui aura maîtrisé ces enrôlements effectués pour renouveler les listes électorales part favori à toutes les élections en préparation. Avec 6 millions d’enrôlés contre un peu plus de 8 millions estimés au départ, (soit 75% de la population électorale) toutes les donnes peuvent être faussées. A moins que les enquêteurs de SOFRES aient administré leur questionnaire à des personnes déjà reçues par les agents d’identification et d’enrôlement. Là encore, l’on ne peut occulter les marges d’erreurs tenant de la versatilité des opinions africaines, surtout dans une situation de sortie de crise, quand bien même une structure expérimentée comme le leader français en sondage n’ignore point ces aspects techniques de sa tâche. En définitive, au lieu de polémiquer sur des résultats de sondage, les chapelles politiques ivoiriennes gagneraient, plutôt, à peaufiner leurs stratégies pour convaincre davantage l’opinion et améliorer leur score. A ce jour, c’est la seule bataille qui vaille. Aller à la conquête des électeurs par des propositions fiables et non se regarder dans les yeux ou lorgner une structure de sondage pour son travail effectué.

 

L’Inter : Tracasseries routières La destination Côte d’Ivoire décourage les camionneurs…. La destination Côte d’Ivoire décourage des camionneurs. Ces derniers ont justifié ce dégoût par un dépit face aux « pratiques anormales que sont les contrôles intempestifs, les tracasseries routières récurrentes qui ont cours sur les routes inter-Etats, notamment la destination Côte d’Ivoire ». Ce dépit a fait récemment l’objet d’une réunion élargie de la Confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest (CSCRAO), la première du genre, qui s’est tenue les 15 et 16 mai 2009 à Sikasso au Mali. Le Syndicat National des Chauffeurs de Transport Terrestre de Côte d’Ivoire, en abrégé (SYNACTTCI), membre de ladite confédération était représentée à cette rencontre par Coulibaly Ladji, conseiller spécial. Les recommandations de ces assises dont nous avons reçu copie sont signées par les neuf délégations participantes issues du Bénin, du Burkina-Faso, de la Gambie, de la Guinée, du Libéria, du Mali, du Sénégal, de la Sierra Léone et de la Côte d’Ivoire, tous membres de ladite confédération. Cette réunion, selon les informations à notre disposition, avait pour but d’interpeller les 15 Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en particulier le Mali, le Benin et la Côte d’Ivoire sur les pratiques anormales au cours du trafic routier inter-Etats. Contrairement aux autres pays indexés, les recommandations adoptées visent particulièrement la Côte d’Ivoire. Elles se résument pour l’essentiel à la levée des barrages non autorisés , jusqu’à destination et la cessation de toute forme de racket et de pratique anormale sur les routes dans les zones Centre Nord Ouest (CNO) de Côte d’Ivoire. Les camionneurs ont terminé non sans brandir des menaces. « Si ces dispositions ne sont pas respectées dans un délai de 15 jours, à compter de la date de réception de nos recommandations, la confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’ouest décide d’une grève illimitée contre l’Etat de Côte d’Ivoire », ont-il fait savoir en apportant des précisions sur le déroulement de cet arrêt de travail : « Cette grève se manifestera par l’arrêt de tous les camions poids lourds et gros porteurs ainsi que les cars de transport en commun dans les corridors frontaliers, les parkings et les gares routières ». Apparemment ces menaces n’ont pas porté. En représailles, le SYNACTTCI a lancé le 15 juillet dernier un préavis de grève pour faisant état d’un arrêt de travail illimité sur toute l’étendue du territoire, cela à compter de demain lundi 27 juillet 2009. Joint au téléphone avant-hier jeudi 23 juillet pour en savoir d’avantage sur les motifs de leur action, M. Coulibaly Ladji a crié son indignation face à la non prise en compte de leurs préoccupations. « Nous avons soumis les recommandations de la rencontre de Sikasso aux autorités ivoiriennes depuis le 18 mai 2009. Non seulement, nous n’avons pas été reçus jusqu’à ce jour (Ndlr : jeudi 23 juillet 2009) , mais, nos recommandations n’ont pas été non plus prises en compte. En témoigne l’existence du nombre de barrages non autorisés avec son corollaire de racket et autres pratiques dégoûtants. », s’est-il plaint. « Le racket tue » Les conséquences de ce phénomène ont été mentionnées dans le préavis de grève : « Le racket tue et fait que le routier ne peux ni se soigner, ni s’habiller. Raison de plus pour arrêter le travail pour mettre fin à ces pratiques anormales à l’effet d’améliorer nos conditions de vie ». Au regard des menaces sur l’approvisionnement du marché ivoirien en bétail et autres denrées, le gouvernement ivoirien a entamé des négociations avec les responsables du SYNACTTCI. En effet, la première rencontre qui s’est tenue avant-hier jeudi au ministère du Transport avec le ministre de tutelle, a été infructueuse. Car le ministre n’a pu obtenir le report de la grève par les transporteurs prétextant qu’ils doivent consulter leur base, au cours d’une assemblée générale. Au moment où nous mettions sous presse, rien n’avait encore été décidé. Mais avant M. Coulibaly Ladji que nous avons joint au téléphone dans la soirée d’hier a confié que le ministre du Transport a révélé n’avoir pas reçu les copies des différentes recommandations déposées au ministère. C’est donc pour cette raison qu’il a demandé le report de cet arrêt de travail qui est une menace pour l’économie. La Fédération Nationale des Syndicats des Chauffeurs Unis de Côte d’Ivoire (FENASCUCI) que dirige M. Diakité Yacouba dit ne pas être concernée par cette grève qu’elle estime inopportune et de trop. A cet effet, une conférence est prévue aujourd’hui au siège de ladite fédération pour faire ombrage à cette initiative qu’il a qualifié d’une autre forme de « tentative de déstabilisation de la Côte d’Ivoire qui renaît de sept années de guerre ».

 

L’Inter : Relation Côte d’Ivoire-France : Ce qui a gâté entre Gbagbo et Sarkozy….. « Depuis que Chirac est parti du pouvoir, je dors tranquille », avait affirmé il y a quelque temps le Président Laurent Gbagbo pour qualifier « l’état de grâce » qu’il vivait avec son homologue français Nicolas Sarkozy. Mais depuis quelques semaines, ce bout de phrase présidentiel semble être relégué aux oubliettes, tant la tension est montée entre les deux Chefs d’Etat. Qu’est-ce qui a pu se passer entre eux pour que le ressort se casse tout d’un coup ? La colère du camp français trouve sa source dans deux actes. Premièrement, dans la visite début juin dernier à Paris, en mission presque officieuse, du Directeur du cabinet présidentiel ivoirien. Etait-il en mission commandée pour le compte du Chef de l’Etat ivoirien ? Tout porte à le croire. Toujours est-il qu’il y rencontre l’incontournable Claude Guéant, Bruno Joubert, le responsable de la cellule africaine, et Alain Joyandet, le ministre de la Coopération. A ces thuriféraires de la « Maison Sarkozy », le Directeur de cabinet de Gbagbo fait comprendre que pour des raisons diverses, la Présidentielle ivoirienne, contrairement aux flonflons développés officiellement par l’appareil de l’Etat, ne pourra pas se tenir à la date indiquée du dimanche 29 novembre 2009, date retenue pour le 1er tour du scrutin. Sous forme de boutade, on saura même que l’une des raisons évoquées est que le 29 novembre est la date anniversaire de l’ex-Président français Jacques Chirac. « Tenir la Présidentielle à cette date était comme lui faire une fleur », analyse-t-on du côté diplomatique. Remontée à Sarkozy, cette information « livrée » par N’zi Paul David n’a pas été de son goût. Et de sources diplomatiques apprend-on, avec le style direct qu’on lui connaît, le Chef de l’Etat français l’aurait fait savoir à son homologue ivoirien. Entre-temps, une première visite prévue à Abidjan de Claude Guéant foire, irritant le camp ivoirien à son tour, qui sent le coup monté. On en était là quand la 2è source de la colère française surgit avec le décès de « l’arbre tutélaire de la Françafrique », le Président Omar Bongo Ondimba du Gabon. Interrogé sur ce décès, Gbagbo n’hésite pas un seul instant à critiquer le système politique de succession mise en place en Afrique, avec la bénédiction de l’ex-puissance coloniale, la France, et auquel le Gabon n’a pas échappé. Mieux, le Chef de l’Etat ivoirien se permet même d’indiquer la procédure idoine à suivre. Cette sortie de Gbagbo, si elle n’a pas fait beaucoup de bruits, aura eu tout de même le mérite de profondément irriter Sarkozy, surtout que dans le même laps de temps, lui-même Gbagbo s’avouait, via son Directeur de cabinet, incapable de tenir la Présidentielle dans son propre pays à la date pourtant officiellement indiquée. Comme dernier pied de nez, Gbagbo se paie même le luxe de ne pas être présent à la grand’messe du dernier « Baobab » de la Françafrique à Libreville. Du coup quand le Chef de l’Etat français a l’occasion d’aborder la question ivoirienne, il rentre là-dedans de sorte à se faire bien entendre. « Défaillant processus politique ivoirien », « promesses fallacieuses », tout y passe. Depuis, Paris ne décolère pas contre Abidjan, là où le nouvel ambassadeur Jean-Marc Simon essaie d’accompagner le processus électoral de son mieux. Pour Paris, la messe concernant le 29 novembre 2009 est dite. « On souhaite maintenant que les décideurs ivoiriens aient le courage nécessaire de la dire publiquement », rétorque-t-on du côté diplomatique.

 

Fraternité Matin: Drame du Stade Félix Houphouet-Boigny : Anzouan Kacou prend 6 mois fermes. Mais ne va pas en prison…..Le verdict est tombé hier: Des peines qui pourraient être considérées comme très légères pour une tragédie qui a fait 20 morts. Anzouan Kacou Bléhouet Albert, président de la Commission d’organisation du match Côte d’Ivoire – Malawi, et Aka Ahua Faustin, qui a eu à confectionner les tickets d’entrée au stade, écopent chacun de six mois d’emprisonnement ferme et 500.000 F d’amende. Si le premier a été ainsi déclaré coupable des faits d’homicides et blessures involontaires, complicité d’escroquerie, de faux et usage de faux, le second, lui, est retenu coupable pour le seul fait d’escroquerie au préjudice de la Fédération ivoirienne de football (Fif) et les spectateurs du stade FHB. Zabalou Serge Auguste, directeur commercial de la société de sticker (ICS), Yao Séraphin, Kamara Shindou, de la même société se voient condamnés chacun à 3 mois de prison assortis du sursis et 500.000 F d’amende, pour les faits de faux usage de faux. Ils ont été déclarés non coupables de ceux de complicité d’escroquerie commis par Aka Faustin. Koné Ardjouma, directeur général intérimaire, et Beugré Andoh Jean-Baptiste, chef du service financier, tous deux, de la Fif, ainsi que deux femmes employées à la société ICS, à savoir, Mme Kouadio née Amon N’Guessan Bénédicte Rosine et Mlle Kouakou Florence, ont été déclarés non coupables des faits mis à leurs charges. Par conséquent, ils sont relaxés des fins de poursuite sans peine ni dépens.Le tribunal correctionnel présidé par M. Yapi Tobo Clément assisté de deux assesseurs que sont : M. Meless Essis Jean Yves et Mme Dah Kouyaté Ursuline a ainsi vidé son délibéré hier, comme prévu dans le procès des personnes civiles mise en cause dans le drame du stade Félix Houphouët-Boigny. Un jugement à tout point de vue clément pour Anzouan Kacou, le principal mis en cause contre lequel le parquet avait requis un emprisonnement ferme de 12 mois. Le tribunal, dans sa trop grande magnanimité, s’est refusé à envoyer en prison les deux condamnés à l’emprisonnement ferme, en s’abstenant de décerner, en ce qui les concerne, des mandats de dépôt. Ce qui pour autant, ne met pas Anzouan Kacou et Aka Faustin à l’abri d’une éventuelle incarcération à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Car, à la différence d’une peine d’emprisonnement assortie du sursis, celle de l’emprisonnement sans mandat de dépôt n’est pas suspensive de la détention qui est simplement laissée au bon vouloir du procureur de la République près le tribunal de la juridiction dans laquelle le jugement a été rendu. En clair, si le parquet décide, au sortir de l’audience de procéder à l’exécution des pièces de la décision rendue, Anzouan Kacou et Aka Faustin qui ont écopé de l’emprisonnement ferme, pourraient être interpellés et incarcérés pour purger leurs peines d’emprisonnement respectives. Selon les dispositions de la procédure pénale en la matière, le parquet dispose d’un délai de cinq ans maximum pour décider de l’incarcération ou non des condamnés qui, entre-temps, vaquent le plus tranquillement du monde à leurs occupations. Le jugement rendu n’est pas du goût de l’avocat d’Aka Ahua Faustin qui entend relever appel dès lundi 27 juillet. Au sortir de la salle d’audience, il a déclaré ce qui suit : « Je suis vraiment déçu par la décision rendue. Parce que je comprends mal que le tribunal se convainc de ce que mon client Aka Faustin, qui, je le précise, est un imprimeur attitré, a pu escroquer la Fif et les spectateurs. Et pourtant, à aucun moment, les responsables de la Fif qui ont défilé à la barre n’ont soutenu avoir été escroqué par qui que ce soit. S’agissant des spectateurs, a-t-on prouvé que mon client a vendu des tickets en dehors des sites retenus pour la vente ? Je crois qu’en appel, le droit sera dit et mon client sera réhabilité ». Quant aux avocats Me Koné Mamadou et Me Yao Emmanuel qui défendaient les intérêts de deux personnes mises hors de cause, ils reconnaissent que « le droit a été dit de fort belle manière et que les choses se sont passées dans les règles de l’art

 

Soir Info :En tournée dans le Moyen Comoé/ Alassane D. Ouattara : « Nous arriverons aux affaires avant la fin de l’année... » ….L’ancien premier ministre et président du Rdr était, vendredi 24 juillet 2009, au cinquième jour de sa tournée dans le Moyen comoé. Il a reçu à sa résidence d’accueil- Sankadiokro- successivement : la notabilité, une délégation de planteurs, des représentants des femmes et des jeunes. Après qu’il a écouté ses premiers hôtes, Alassane Dramane Ouattara (Ado), a expliqué avoir pris la pleine mesure des « problèmes » de la région. Il s’est dit outillé pour y remédier. Seulement, il demandait qu’on le porte au pouvoir à l’élection du 29 novembre prochain. « Je suis confiant que nous arriverons aux affaires avant la fin de l’année, s’il plaît à Dieu. Je suis sûr de cela », a déclaré Ado devant les chefs traditionnels. A leur porte-parole qui avait souhaité pour Sankadiokro, une ambulance, la construction d’une mosquée et des moyens pour organiser la jeunesse, Alassane Ouattara a répondu que « ceux qui sont aux affaires n’ont pas pensé à ces problèmes ». Il a avancé que des « choses concrètes » seraient faites si les populations venaient à l’élire. A la délégation de planteurs qui était amenée par Boa Bonzou, le candidat à l’élection présidentielle, a dit déplorer la situation dans laquelle se trouvait la filière café-cacao. Si on ne règle pas les problèmes de l’agriculture et des routes, a indiqué Ado, le pays s’enfoncera dans la misère. Ouattara a félicité son directeur national de campagne, Amadou Gon qui, à la tête du département de l’Agriculture, avait de « bonnes idées » qu’il n’était pas à même d’appliquer. Il a trouvé l’occasion de solliciter le suffrage des paysans non seulement pour l’élection présidentielle mais pour les postes de députés de sorte que le RDR puisse dérouler son plan d’activités. « On rafle tout et on met le pays comme il était avant », a signifié le leader politique. Il s’est déclaré « en phase » avec les planteurs dont le représentant avait fustigé une propension à prendre des décisions au niveau d’Abidjan sans forcément associer « la base ». Le président du RDR, pour mettre en évidence son attachement au secteur agricole, a précisé que du temps de la répartition des postes ministériels (l’après Marcoussis) il avait demandé expressément les départements de l’Agriculture et de la Justice. C’était, selon Alassane Ouattara, une façon de s’attaquer à deux grandes questions qui participent du fondement de l’Etat : la question agricole et celle de la citoyenneté. « Dans l’ensemble, toutes sensibilités confondues, le monde paysan est frustré », avait indiqué Boa Bonzou au président du Rdr, ajoutant qu’ils étaient en quête d’un « messie ». « L’Indenié, peut-être pas dans sa globalité, est avec vous », avait encore dit M. Bonzou. Dans ses échanges avec les planteurs, Ado était revenu sur sa relation avec le Pdci-Rda. Il a notamment déclaré qu’ils étaient en alliance après une période d’incompréhensions. Au demeurant, lui, Alassane Ouattara, avait été n°2 du Pdci sous Houphouët après le congrès de 1991. « Si je veux, je peux réclamer le Pdci », a plaisanté l’ancien premier ministre. En fin de journée, Alassane Ouattara a animé un meeting devant la cour royale en présence du Roi de l’Indénié, Nanan Boa Kouassi 3. A Sankadiokro (13 kms d’Abengourou) où il a pris ses quartiers depuis son arrivée dans le Moyen comoé, le président du Rdr est reçu au domicile de l’ex-maire de Koumassi Adou Assalé.


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