REVUE DE LA PRESSE NATIONALE DU 08 OCTOBRE 2012

Nouvelle page 1

Sylvie van den Wildenberg, Onuci, à propos d’un présumé rapport contre des pro-Gbagbo : « Ces rapports servent au Conseil de sécurité… »

 

Nord-Sud, L’Intelligent d’Abidjan, Notre Voie, Le Nouveau Courrier, Soir Info, L’Inter  - Marcel Gossio, Justin Koné Katinan, DamanaPickass… des exilés proches de Laurent Gbagbo comploteurs contre le régime d’Abidjan ? La porte-parole de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) ne confirme ni n’infirme l’existence du «rapport confidentiel d’experts indépendants» de l’Onu qu’a ébruité Radio France Internationale (RFI), samedi.

 

Un rapport qui serait encore confidentiel met en cause des partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo dans un complot présumé de déstabilisation du régime d’Abidjan. De quoi s’agit-il exactement ?

 

Sylvie van den Wildenberg  - Première chose, contrairement à ce qui a été dit sur Rfi et qui a semé la confusion, ce n’est pas un rapport de l’Onu. C’est un rapport d’experts indépendants qui doit être soumis au Conseil de sécurité. Ce groupe d’experts rapporte plusieurs fois par an au Conseil de sécurité et doit soumettre prochainement son rapport intermédiaire.

 

Rapporte-t-il aussi à l’Onuci ?

 

Sylvie van den Wildenberg - En ce qui nous concerne, ce groupe d’experts ne rapporte pas à l’Onuci, ni au Secrétaire général (Ban Ki-moon, ndlr) mais au Conseil de sécurité. Nous n’avons pas encore été saisis de ce rapport. Je ne l’ai pas encore vu pour parler de son contenu.

 

Toujours est-il que c’est un groupe d’experts qui travaille en étroite collaboration avec l’Onu ?

 

Sylvie van den Wildenberg - Oui, mais une chose est très importante, c’est que les conclusions de ce rapport n’engagent que ces experts.

 

Qu’est-ce cela veut dire ?

 

Sylvie van den Wildenberg  - Cela ne veut pas dire que forcément ce sont des experts qui travaillent pour le Conseil de sécurité. Je veux dire que ce n’est pas parce que les experts tirent une certaine conclusion que c’est une vérité absolue. Cela ne veut pas dire que l’Onu peut la corroborer.

 

Alors comment se fait la collaboration entre ces experts et l’Onu ?

 

Sylvie van den Wildenberg - Eux font des enquêtes dont les conclusions sont x ou y. Mais nous ne sommes pas en mesure de corroborer ce qui a été dit sur Rfi.

 

Dans ce cas, qu’est-ce que l’Onu ou le Conseil de sécurité fait de tels rapports habituellement?

 

Sylvie van den Wildenberg - Il en prend acte et va, selon ses débats et ses propres décisions, acter ou décider si oui ou non suivre les recommandations. Merci de votre question, c’est très important. Il faut vraiment qu’on nous aide à clarifier la situation.

 

Peut-il l’adopter ?

 

Sylvie van den Wildenberg - Ce n’est pas parce que le Conseil adopte le rapport qu’il va nécessairement suivre toutes les recommandations qui y sont ou qu’il va prendre une décision sur la base des conclusions du rapport. Ces rapports servent au Conseil, ils servent à enrichir ses analyses.

 

Que doit-on retenir pour résumer la situation ?

 

Sylvie van den Wildenberg - Ce qui est important de faire comprendre, d’abord c’est que c’est un rapport d’experts indépendants. Qui rapportent au Conseil de sécurité. De deux, ce rapport n’est pas encore sorti. Que les Nations unies ne peuvent pas le commenter puisqu’il n’a pas encore été soumis au Conseil. Tant qu’il n’a pas été soumis au Conseil, il n’est pas public. Il n’a pas été transmis officiellement. Nous n’avons pas vu le rapport complet, tel que finalisé. Rfi en a obtenu une copie - Enfin, je dirais - mais je ne l’ai pas vu alors je ne peux pas faire de commentaire sur ce qu’il dit. Il faut qu’on attende tous de voir le rapport et de voir les preuves qui ont été apportées par les experts. Pour pouvoir établir si les éléments sont…

 

Vrais ?

 

Sylvie van den Wildenberg - … vrais et savoir ce que les experts ont comme éléments de preuves. Pour le moment, on ne peut pas commenter ce qui a été dit parce qu’on ne connaît absolument pas les éléments de preuves qui sont apportés à tout ça. En général, quand le rapport est rendu public, le groupe d’experts fournit toujours au Conseil de sécurité les éléments sur lesquels il se base pour dire qu’il avance. On ne doute pas de leurs compétences, mais c’est difficile de commenter.

 

 

L e Rdr réagit    : «Le véritable schéma du camp Gbagbo, c’est la guerre et la déstabilisation de la Côte d’Ivoire»

 

Soir Info, Abidjan.net, Le Patriote –La réaction     du Rassemblement des Républicains (Rdr, parti au pouvoir) ne s’est pas fait attendre après l’ébruitement par Radio France internationale (Rfi), le samedi 6 octobre 2012, du rapport des Experts des Nations unies sur la situation en Côte d’Ivoire, qui accable à la fois le pouvoir et le Fpi, le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo. ‘’Le Fpi est dans sa logique de duplicité permanente. Ils chantent par- tout qu’ils veulent le dialogue alors qu’ils préparent la guerre et la déstabilisation de la Côte d’Ivoire et de la sous-région ouest-africaine. Le dernier rapport des experts de l’Onu l’atteste et devait faire réfléchir par deux fois ceux qui leur accordent l’exil. Il ne faut pas être dupe avec le clan Gbagbo. Leur véritable schéma, c’est la guerre et la déstabilisation de la Côte d’Ivoire pour espérer un jour revenir au pouvoir en Côte d’Ivoire’’, ainsi se résume la déclaration du Rdr faite, ledimanche 8 octobre 2012, par son Porte-parole principal, Joël N’guessan. Selon le Parti présidentiel en Côte d’Ivoire, ‘’ce rapport qui doit être débattu,dans les prochains jours, au Conseil de sécurité de l`Onu montre, entre autres, comment les partisans de l’ex- Président ivoirien envisageaient d’embraser la sous- région ouest-africaine en s’alliant aux groupes armés islamistes d’Ansar Dine’’. Joël N’Guessan, évoquant entre autres, le coup d’Etat de 1999, l’élection présidentielle de 2000, le Forum de réconciliation de 2001, l’Accord de Linas Marcoussis de 2003, et l’élection présidentielle de 2010, fait remarquer que ‘’le règne des frontistes a été émaillé de duplicité et de tromperie’’. ‘’Pendant qu’ils prônent le jour qu’ils veulent le dialogue, la nuit ils s’allient à tous les extrémistes de tous bords pour tenter de renverser le pouvoir ivoirien et embraser ainsi toute la sous-région ouest-africaine’’, insiste le Rdr.

 

 

Faux rapport sur les exilés Ivoiriens : L’Onu se discrédite davantage

 

Notre Voie - Aux lendemains de la disparition de la Société des nations (Sdn), le chef de l’Etat français d’alors, le général Charles de Gaulle, avait qualifié l’Onu de «machin». Il protestait ainsi contre le fait que cette structure soit manipulée par les Etats-Unis. Plus de 60 ans après, ce constat de De Gaulle constitue d’être d’actualité. Sauf que désormais, le «machin» n’est pas uniquement un instrument des Etats-Unis mais également de la France et de toutes les puissances impérialistes. Censée être au service de toutes les nations de la planète et de la paix dans le monde, l’Onu pose des actes qui la discréditent tous les jours. Le rapport dit confidentiel produit par des «experts» de l’Onu et qui accuse, de façon puérile, les exilés pro-Gbagbo de préparer la déstabilisation du régime Ouattara avec le soutien d’islamistes radicaux liés à Aqmi et Al Qaeda, compte au nombre de ces actes qui tirent inexorablement l’Onu vers le bas. Ce rapport indexe Marcel Gossio, ancien Directeur général du Port Autonome d’Abidjan, l’ex-ministre Koné Katinan, Pasteur Moïse Koré, DamanaPickass, Nady Bamba et bien d’autres exilés Ivoiriens, d’avoir tenu une réunion à Takoradi (Ghana) pour renverser le régime de Ouattara. Et qu’ils auraient pour cela pris contact avec le groupe islamique Ansar Dine qui occupe le nord du Mali. « Faux », soutiennent les mis en cause. Marcel Gossio met l’Onu au défi de prouver que depuis le 19 avril 2011 qu’il s’exilé au Maroc, il est une fois sorti de ce pays. Il demande également que les auteurs du rapport lui apportent la preuve qu’il a financé une quelconque action de déstabilisation du régime Ouattara. Même son de cloche pour DamanaPickass qui affirme tomber des nus tant il ignore tout du mouvement Ansar Dine avec lequel le rapport de l’Onu dit qu’il aurait pris contact. Le mensonge est tellement grossier que l’Onu a dû se débiner en indiquant à travers sa représentation que le rapport n’émane pas de ses instances, mais d’un groupe d’experts indépendants. Mais cela ne disculpe pas cette organisation internationale qui a habitué les ivoiriens de ce genre de faux rapports pour accabler le président Gbagbo et ses partisans depuis la rébellion armée de septembre 2002. Et puis, ces prétendus experts « indépendants » ne peuvent pas produire un tel rapport au nom de l’Onu sans que cette organisation internationale n’en soit informée. En réalité, cet autre rapport qui pue le mensonge vise à couvrir, voire justifier le martyr que le régime Ouattara fait subir au peuple de Côte d’Ivoire. […].

 

 

La nécessaire paix ivoirienne...

 

L’Inter - Depuis le week-end dernier, un rapport d’experts, pas de l’ONU comme initialement annoncé, a été rendu public par les médias occidentaux, notamment RFI, établissant de probables connexions entre les exilés du camp Gbagbo, basés principalement au Ghana, et les islamistes radicaux d’Ansar Dine basés au Mali. Objectif : Renverser le régime Ouattara. Ce rapport d’experts (?) a eu pour effet de mettre encore à mal le fragile équilibre sociopolitique dans lequel les Ivoiriens vivent depuis le 11 avril 2011, date de la chute de l’ex-président Laurent Gbagbo, mais aussi et surtout d’en rajouter à la psychose ambiante depuis les récentes attaques du camp d’Akouédo et d'un des commissariats de Yopougon début août dernier, de Dabou et de Noé plus récemment.

Même si l’on ne voit pas comment Marcel Gossio (qui a démenti d’ailleurs), DamanaPickass (qui a démenti aussi) ou AssoaAdou pourraient se retrouver à une table de négociation ou de discussion avec Mocktar Bel Mocktar d’AQMI, le deuxième prêchant carrément pour la création d’un ‘’califat’’ islamique géant dans toute l’Afrique de l’Ouest et donc loin des rêves de renversement du président Ouattara, ce rapport a pour effet de faire déchanter, ou du moins de mettre un bémol à l’activisme débordant des quelques ardents partisans de la paix que nous avons encore dans notre pays. Finalement, on en est à se demander si la Côte d’Ivoire connaîtra la paix ces temps-ci ? Si oui, quelles voies ou quelles méthodes mettre en œuvre pour avoir à nouveau cette denrée rare dont on usait à satiété sous l’ère Houphouët-Boigny ? La haine, la suspicion, la méfiance, les murmures de conciliabules claniques, ethniques ou partisans sont devenus le lot quotidien des habitants de ce pays. On est bien loin des images de rassemblement, d’unité, de cohésion, de quiétude ou de concorde sociale dans lesquelles les Ivoiriens ont baigné et vécu des décennies durant. (…) Après toute cette période de guerre, vient inéluctablement la période de paix et de la cohabitation sociale, vainqueurs avec vaincus. C’est l’histoire des peuples qui nous l’enseigne. Nulle part, l’histoire ne nous donne l’exemple d’un seul peuple qui a vécu dans la guerre, dans la psychose, tout le temps et de façon permanente. Ce n’est pas possible, ce n’est pas faisable. Il est important aujourd’hui de penser à définir et redéfinir une nouvelle paix à l’ivoirienne. […]

 

 

ONUCI / Dimitri Titov (Secrétaire Général Adjoint) : “La circulation des armes légères en hausse’’

 

Le Mandat - «Il faut beaucoup de moyens et de la souplesse dans l’embargo qui frappe notre pays, afin d’équiper convenablement les services de sécurité ; Car aujourd’hui le gouvernement s’efforce de travailler selon le standard des pays respectant les droits de l’homme. Et pour ce faire, il faut aller à l’essentiel, c'est-à-dire qu’il faut accélérer la Réforme du Secteur de la Sécurité. Il faut comprimer les délais. Même si aujourd’hui, la circulation des armes légères connait une nette amélioration ». Voici en substance les propos du Secrétaire Général Adjoint de l’Onu chargé de la paix, Dimitri Titov, lors de sa rencontre avec le Ministre de l’Intérieur, Ahmed Bakayoko, le vendredi 5 octobre dernier à son cabinet. Cette visite avait un double objectif : il s’agissait à la fois de faire le bilan des activités sécuritaires entreprises par l’organisation onusienne, mais aussi de mettre en place de nouveaux mécanismes adéquats sécuritaires. Et sur le dernier point, le Secrétaire Général adjoint a encouragé l’Etat ivoirien à s’investir efficacement dans la gestion des armes légères ; avant d’ajouter que 7 millions de dollars (environ 3,5 milliards de Fcfa) étaient prévus pour la collecte des armes légères. Quant au Ministre de l’Intérieur, tout en se félicitant de cette collaboration, a tenu à rappeler la nécessité de « l’expertise de l’Onu » dans l’amélioration des questions sécuritaires ivoiriennes. Soulignons que, le Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies chargé de la paix, était accompagné d’une forte délégation de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci).

 

 

Sécurité : La frontière ivoiro-ghanéenne ouverte ce matin

 

Le Mandat, L’Inter, L’expression, Soir Info, Le Nouveau Réveil, Nord-Sud  - “Pour des raisons de sécurité, le Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, a ordonné la réouverture des frontières aériennes le 24 septembre 2012. Depuis ce jour, les deux pays frères ont renforcé leur dispositif de sécurité le long de la frontière commune, en vue d’empêcher toutes incursions. Les chefs d’Etats sont restés en contact permanent. Par conséquent, le Président de la République, Son excellence Alassane Ouattara, décide qu’à compter du lundi 8 octobre 2012, à 7 heures du matin, que les frontières maritimes et terrestres soient réouvertes. Dès lors, toutes les frontières terrestres maritimes aériennes entre la Côte d’ivoire et le Ghana sont réouvertes. » Ce sont là les propos du Ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, sur les antennes de la télévision nationale, hier dimanche 07 octobre. Cette déclaration soulage plus d’un, au regard des préjudices que la fermeture a entrainés avec le ralentissement de l’activité économique.

 

 

Coopération policière / Voulant déstabiliser le régime Ouattara : Deux Ivoiriens et un Ghanéen mis aux arrêts par les polices ghanéenne et ivoirienne

 

L’Intelligent d’Abidjan, L’Expression, L’Inter, Soir Info, Le Jour plus, Nord-Sud, Fraternité Matin - Le conseiller spécial du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, le commissaire principal Touré Seydou, a animé le samedi 6 octobre 2012, un point de presse au siège des Renseignements Généraux. Il était accompagné du commissaire Angui Alain Eboua, chef d’Interpol-Côte d’Ivoire et du commissaire Raoul Ebané Anselme, sous-directeur de la documentation et des moyens opérationnels. Ils ont annoncé l’arrestation au Ghana de deux Ivoiriens et d’un Ghanéen soupçonnés de vouloir déstabiliser le régime ivoirien. L’extradition des deux Ivoiriens a été rendue possible grâce à la procédure simplifiée entre Interpol-Ghana et Interpol-Côte d’Ivoire. […].

 

 

Menaces de déstabilisation : une grosse pression se prépare contre le Ghana

 

L’Inter - C’est un rapport qui crée un séisme au sein de la galaxie pro-Gbagbo,      notamment ceux qui ont trouvé refuge au Ghana voisin, fuyant la bataille d’Abidjan, après la chute du régime de la refondation le 11 avril 2011. Les bribes de ce rapport de 26 pages, livrées ce week-end par Radio France internationale (RFI), révélant l’implication des pro-Gbagbo dans un projet de déstabilisation du pouvoir      Ouattara,  en connexion avec les putschistes maliens dirigés par le capitaine Sanogo Haya, et des islamistes d’Ansar-Dine du Nord du Mali, compliquent davantage la situation des partisans de l’ancien président ivoirien. Eux qui sont déjà soupçonnés d’être les auteurs        des         différentes attaques du camp militaire d’Akouédo, des commissariats et brigades de gendarmerie survenues récemment en Côte d’Ivoire. Sans oublier celle de Noé, qui a conduit finalement les autorités ivoiriennes à fermer la frontière ivoiro-ghanéenne. Cela fait trop pour des exilés qui démentent pourtant toute volonté de déstabilisation du régime d’Abidjan. Tout comme les autorités ghanéennes qui ont offert gîte et couvert aux pro-Gbagbo en fuite, et qui maintiennent mordicus que leur territoire ne servira pas de base arrière à une attaque contre la Côte d’Ivoire. En dépit de ces assurances, la pression reste intense sur les exilés ivoiriens et leurs hôtes ghanéens. Et ce rapport de l’ONU qui les accable davantage ne vient pas pour arranger les choses. A la vérité, les relations entre le Ghana et la Côte d’Ivoire vont de plus en plus mal depuis la fin de la crise post-électorale qui a secoué le voisin francophone. Le pouvoir d’Abidjan reproche aux autorités ghanéennes        leur manque de coopération, notamment pour l’exécution des mandats d’arrêt émis contre des personnalités de l’ancien régime qui se trouvent sur leur territoire. (…) Dans cette bataille, le pouvoir d’Abidjan bénéficie cependant de soutien de taille, en l’occurrence ce rapport de l’ONU, qui donne du poids aux accusations des autorités ivoiriennes contre les pro-Gbagbo. Encore secret, ce document va êtreexaminé par le Conseil de sécurité qui prendra certainement une décision visant à casser le verrou ghanéen. Autre élément de pression, la visite éclair et inattendue de Bert Koenders, le patron de l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) à Accra, en début de semaine dernière. Au cours de celle-ci, M. Koenders s’est entretenu avec le président John Dramani. On imagine qu’il a été question de l’extradition de Koné Katinan, ainsi que du rapport des experts pendant ce tête à tête avec le chef de l’Etat ghanéen. Egalement une rencontre avec les exilés pro-Gbagbo. Le tout dans le but de faire venir en Côte d’Ivoire, les partisans de l’ancien président ivoirien. Cette démarche du chef de la mission onusienne, la première du genre depuis son arrivée en Côte d'Ivoire, ne vient-elle pas en rajouter à la pression sur les autorités ghanéennes en ce qui concerne les exilés réclamés par le pouvoir d’Abidjan ? Autant le dire tout net, l’administration Dramani fait face à une pression qui grandissante, et qui est loin de s’arrêter.

 

 

Pourquoi il faut rompre les relations avec le Ghana

 

Le Nouveau Réveil - Voilà qui s’appelle, avoir eu tort d’avoir trop tôt raison. Lorsque nous nous interrogions, il y a quelques jours, de savoir s’il ne fallait pas que la Côte d’ivoire rappelât son ambassadeur en poste au Ghana, le propos avait paru excessif, aux yeux de certains. Aujourd’hui, il ne s’agit même pas de s’arrêter là, à rappeler l’ambassadeur ivoirien. C’est celui du Ghana en Côte d’ivoire qui devrait être prié de rentrerchez lui. Aujourd’hui, ce sont les relations avec le Ghana de DramaniMahama et de Johny Rawlings, qu’il faudrait rompre, purement et simple ment. Les faits sont graves, mais officiels et indiscutables. Le Ghana voisin ne fait pas que fouler au pied les bons principes de voisinage, en abritant des exilés ivoiriens qui conspirent pour renverser les autorités ivoiriennes. La preuve est faite, qu’à travers les anciens compagnons de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo qu’il protège, le Ghana collabore avec les terroristes d'ançar Dine. Autrement dit, les autorités piétinent également les principes de droit international. Le Ghana, allié de djihadistes coupeurs de bras et qui ont coupé le Mali en deux, en vue de déstabiliser la Côte d’ivoire ! Qui l’eût cru ? C’est pourtant de cela qu’il s’agit. L’Onu, dansson rapport dont Rfi a eu copie, détaille, dans le menu, la vaste campagne de déstabilisation. […].

 

 

Le président Compaoré aux pro-Gbagbo :«Négociez plutôt que de déstabiliser le pays»

 

L’Inter, L’Expression, Le Nouveau Réveil - Blaise Compaoré invite les partisans de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo à venir à la table de discussion et à abandonner les projets de déstabilisation du régime d’Alassane Ouattara. Silencieux depuis quelque temps, le président burkinabé, le parrain des discussions inter-ivoiriennes de Ouagadougou (dialogue direct), a donné de la voix, à la faveur d’une interview à Jeune Afrique, dont quelques morceaux ont été livrés par le journal panafricain sur son site internet. Dans cet entretien justement, le président Compaoré appelle à la patience et exhorte l’opposition à «s’asseoir à la table des négociations plutôt que de déstabiliser le pays». Toujours dans le cadre de cette même crise ivoirien, le locataire du palais de Kossiamà Ouagadougou a donné son avis sur la Cour pénale internationale (CPI), juridiction chargée de juger son ex- homologue ivoirien, Laurent Gbagbo. «Je comprends évidemment l’opinion qui juge la Cour pénale internationale comme une «justice de Blancs qui ne s’intéresse qu’aux Africains», mais je ne la partage pas. Ce genre de débats a toujours existé. C’est surtout l’Afrique qui demande à la CPI d’agir. Notamment en raison d’un besoin d’impartialité. Les crimes qui y sont jugés représentent des plaies béantes pour notre continent. Et sans la CPI, il n’est pas sûr qu’ils auraient été examinés...», a- t-il dit. […]

 

 

Assassinat du colonel-major Adama Dosso/ Dogbo Blé à la barre, ce matin

 

Fraternité Matin, L’Expression, Soir Info - Le procès des cinq militaires qui comparais- sent devant le tribunalla grande salle de la Cour d’appel d’Abidjan, pour séquestration, complicité, complicité d’enlèvement et assassinat du colonel-major Adama Dosso, entre dans sa phase décisive, aujourd’hui, avec l’audience de Bruno Dogbo Blé. L’ancien commandant de la Garde républicaine était l’un des piliers du régime de Laurent Gbagbo. Presque touslesprévenusquisont déjà passés devant Mathurin Kangah,président dutribunal, depuis l’ouverture du procès, l’ont formellement cité comme étant le donneur d’ordres pour l’exécution de l’ancien pilote de Félix Houphouët-Boigny. Le sergent Noël Toualy était le premier        à donner la charge, le mercredi 3 octobre, au deuxième jour du procès. C’est lui qui a interpellé l’officier supérieur à la retraite au blocus du Golfe, le 12 mars 2011, autour de 16h30, avant de le livrer aux autres. […]

 

 

Avant l’ouverture du congrès de l’UDCY / Mel Théodore à propos du climat politique : ‘’Il devient quasiment risqué d’exprimer une opinion qui diverge de la ligne de la coalition au pouvoir’’

 

L’Intelligent d’Abidjan, Aujourd’hui - L’Union démocratique et citoyenne (UDCY) sera en congrès le samedi 13 octobre 2012 à la Bourse du Travail à Treichville. En prélude à cet événement, le président de ce parti, Mel Eg Théodore était face à la presse le samedi 6 octobre 2012 au siège du mouvement à la Riviera 2, pour situer les enjeux de ce congrès. Il a invité la classe politique à quitter l’extrémisme pour sauver la Côte d’Ivoire

Dans son propos liminaire, Mel Théodore a campé l’environnement socioéconomique dans lequel va s’organiser ce troisième congrès ordinaire de son parti sur le thème «La conquête du pouvoir d’Etat à l’épreuve de la fracture sociale, quelles stratégies pour l’UDCY ? ». ‘’Depuis la fin sanglante de la crise postélectorale, des familles entières ont été spoliées, déchirées voire décimées. Depuis, les Ivoiriens se dressent comme des chiens de faïence, ignorant ou même se réjouissant du sort des uns ou des autres. Il devient quasiment risqué d’exprimer une opinion qui diverge de la ligne de la coalition au pouvoir’’, a décrit le conférencier. L’ancien ministre de l’Intégration africaine veut donc, au cours du congrès de son parti qui s’annonce, ‘’plaider pour une sécurité rassurante et non terrorisante, formuler des propositions pour un plaidoyer national’’ dans le sens ‘’d’une société de droit apaisée, démocratique et conviviale’’. […].


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